Critiques

par Catherine BELIN – le Républicain Lorrain du 15/02/2009

“Théodora enchaîne les années à creuser les techniques, crayon, fusain, aquarelle, huile. Chaque matière est abordée dans sa globalité, puis dans le détail. Vient le temps apaisé de la recherche, le figuratif se fait plus évasif, plus suggestif. Aujourd’hui ses toiles très contemporaines s’habillent de matières, prennent de la consistance et jouent avec les couleurs vives. Les impressionnistes et les fauves ne sont pas loin.”

Théodora ou les couleurs d’une sensitive – Odile Le BIHAN – Le Républicain Lorrain –

“Entre la lumière et la couleur, la peinture de Théodora (Marie-José Bernardini) tourbillonne avec une énergie infinie. A la galerie Bolognini, à Thionville, où l’artiste expose ses dernières oeuvres l’enchantement se mêle à la fascination.

A partir de ce qui pourrait être des fleurs, Théodora crée des paysages intérieurs d’une intensité communicative. Elle use des rouges et des jaunes à la manière d’un Fauve, triture la matière tel un matiériste et redécouvre le mouvement des gestuels.

Mais, foin de références Théodora doit à son imaginaire, à une formation technique assimilée et dépassée, une liberté d’expression originale. Sur le bois, sur la toile, le jaillissement mouvementé des couleurs palpite, palette vivante qui saisit le spectateur dès l’entrée, chez Françoise Bolognini.

AlIusive plus qu’abstraite, sensitive plus que cérébrale, Théodora oublie sa discrétion première pour un langage flamboyant que les amateurs plébiscitent. En quelques années, ce peintre chaleureux s’est taillé une côte irrésistible.

Les salons internationaux ont distingué Théodora. Cela n’a pas entamé sa liberté fougueuse, frottée aux techniques des plus grands.”

Cet article est également disponible en : Anglais